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Témoignage de Mme Violette M., maman d'un enfant anciennement autiste |
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Témoignage tiré de la
Conférence organisée par ARIANE le 19 octobre 2002 à Paris.
Discussion entre le Dr Corinne S. et Madame Violette
M.
Dr S. : Pour commencer, je vous présente Madame Violette M.
qui a été la première patiente à venir à mon cabinet avec un
enfant autiste et je crois qu'aujourd'hui son fils David va
très bien.
V.M. : En effet il va très bien. Il a 6 ans et vient de
faire son entrée au C.P. et cela sans auxiliaire
d'intégration, il a franchi les étapes de ses trois années de
maternelle, péniblement au début, mais elles n'ont pas
nécessité de prise en charge particulière non plus, simplement
beaucoup de patience de la part de ses maîtresses successives
qui ont été formidables. Aujourd'hui il n'y a plus aucune
différence avec les autres enfants, si ce n'est un reste
d'hyperactivité qui reste acceptable.
Dr S. : A quel âge vous êtes-vous rendue compte que votre
fils était autiste ?
V.M. : En fait David n'était pas autiste, pas de
naissance en tout cas, ça c'est une certitude. C'est un enfant qui
a fait toutes ses acquisitions normalement, plutôt
précocement même. Il tenait assis à six mois, a marché à un an, a dit
ses premiers mots vers 10-11 mois. Avant quinze mois
il connaissait toutes les parties de son corps, faisait
au revoir, les clins d'oil, les marionnettes etc. Je pense
qu'il a développé un comportement autistique à partir de l'âge
de 15-18 mois. Je dirais, avec certitude, qu'après les
vaccins ROR et le rappel Pentacoq, il n'était plus du tout le même.
C'est indiqué par la pédiatre dans le carnet de santé, pour
ses 21 mois, elle note " arrêt du langage et des acquisitions
depuis 3 mois ? ". Est-ce que les vaccins ont joués un rôle ou
est-ce un hasard, en tout cas c'est juste après qu'il a changé
et a développé un comportement autistique, progressivement de
18 mois à 2 ans, sans que je sois vraiment consciente de ce
qui se passait je voyais bien qu'il perdait tous ses acquis
(langage, communication, regard, sourire). De 2 ans à 2 ans
1/2, la situation est devenue catastrophique, il était absent,
ailleurs, il jouait sans cesse avec les mêmes jouets, de la
même façon, il ne s'intégrait pas aux groupes d'enfants de la
crèche, il avait tendance à s'occuper seul dans des activités
pauvres et stéréotypées. Il se réveillait plusieurs fois par
nuit, devenait difficile à nourrir, sélectif et exclusif dans
les aliments qu'il consommait, ne s'intéressait à rien,
refusait d'entrer dans un square où il y avait d'autres
enfants, fuyait les regards, allant même jusqu'à cacher ses
yeux devant le regard des inconnus et ne manifestait plus
aucune joie en notre présence. Je le voyais de jour en jour
partir dans un autre monde, un monde à lui seul, j'étais
impuissante, je savais qu'il y avait quelque chose, mais je ne
savais pas quoi, je ne savais même pas ce qu'était l'Autisme,
ni le comportement autistique, et je n'avais jamais entendu
parler d'Autisme Régressif, je pensais qu'il avait une maladie
neurologique (peut-être une forme d'épilepsie) ou maladie
métabolique.
Dr S. : Comment en êtes-vous venue à cette thérapeutique
puisque je crois que vous êtes précurseur en France et que
vous avez surtout démarré par le régime sans gluten/sans
caséine ? Comment en êtes-vous venue à connaître avant tout le
monde ces techniques ?
V.M. : Par hasard et par chance aussi. Comme je désespérais
de pouvoir l'aider après avoir exploré l'aspect neurologique
et métabolique, j'ai parlé des problèmes de mon fils autour de
moi. J'ai vraiment eu beaucoup de chance, j'ai pu entrer en
relation avec une Américaine dont les deux enfants avaient
connu la même forme de régression, au même âge et qui avaient
été énormément améliorés en suivant un régime sans produits
laitiers et sans céréales. Aux USA, on savait qu'un régime,
excluant ces aliments, pouvait aider des enfants avec des
troubles du comportement et cela depuis au moins 1995, date à
laquelle s'était tenu le premier DAN mais d'autres parents
l'avaient essayé bien avant cette date. Cette américaine m'a
parlé du régime, cela semblait fou mais j'y ai cru tout de
suite, mon fils ne se nourrissait justement que de ça depuis
quelques mois et refusait tout le reste, je l'ai appliqué le
soir même. Mon fils avait deux ans et demi.
Dr S. : Ensuite les améliorations ont été rapides ?
V.M. : En effet très rapides, peut-être parce qu'il était
jeune, et en 3 semaines des jeux et quelques mots ont commencé
à revenir.
Dr S. : Et quand avez-vous commencé à faire le bilan
biologique ?
V.M. : Beaucoup plus tard, vers 4 ans, car je trouvais que
le langage n'évoluait pas assez vite. J'y suis venue en
découvrant sur Internet le DAN qui parlait du candida, des
parasites, des métaux lourds, des carences alimentaires. Et ça
a apporté un plus.
Dr S. : Et aujourd'hui ?
V.M. Je continue, puisque aujourd'hui on ne sait pas si ces
enfants pourront remanger normalement un jour. Mais tout se
passe bien.
Dr S. : David est au CP aujourd'hui ?
V.M. : Oui, il vient tout juste d'avoir 6 ans le 14 octobre
et est donc tout à fait dans les temps et quand je vois où il
en était à trois ans, je trouve miraculeux qu'il ait pu
récupérer suffisamment pour suivre le programme comme
n'importe quel enfant.
Dr S : Donc pour ceux qui le voient, ce n'est pas du tout
un enfant autiste.
V.M. : Non, à l'école personne n'a jamais su qu'il avait eu
ce diagnostic, pas même en maternelle où il est entré à trois
ans avec 2 mots à son actif, mais comme je poursuivais le
régime et les approches biologiques, sa progression était
constante et on a accepté ma version (j'avais simplement dit
qu'il avait pris du retard dans ses acquisitions à cause
d'intolérances alimentaires et d'allergies diverses). Il n'y
avait aucun lien entre le personnel de la crèche et celui de
l'école maternelle et c'est surtout sa période crèche qui
était extrêmement critique. C'est là que le médecin de PMI m'a
parlé d'une orientation en Handicap Petite Enfance ou Hôpital
de Jour. Si ce régime avait été entrepris, ne serait-ce que 4
mois plus tard, mon fils n'aurait jamais été scolarisé et
serait aujourd'hui en Hôpital de jour. Lui et moi avons eu
vraiment beaucoup de chance de commencer cette approche
alimentaire en avril 1999, c'est ce qui lui a permis d'être en
maternelle en septembre 1999.
Dr S. : C'est donc un témoignage de force pour tous les
parents qui sont ici, qui attendent et espèrent.
V.M. : Oui, mais il y a beaucoup de travail derrière et
malheureusement on sait que tous les enfants ne répondent pas
aussi bien ni aussi vite à cette thérapeutique mais il faut
essayer.
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Témoignage de Mme Caroline B., maman d'un enfant autiste |
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Témoignage tiré de la
Conférence organisée par ARIANE le 19 octobre 2002 à
Paris.
Mon enfant s'est développé normalement jusqu'à environ un
an. Ensuite il a commencé à changer d'attitude : jeter son
assiette, crier sans raison apparente. A un an il ne parlait
pas, juste un charabias, et qui restait. Aujourd'hui, je peux
dire que tout s'est arrêté à ce moment-là. Beaucoup de crises
et cela a dégénéré jusqu'à 2-3 ans. On a consulté entre 18
mois et deux ans pour savoir s'il était éventuellement sourd
puisqu'il ne répondait pas et ne regardait pas.
On s'est demandé s'il était sourd ou avait d'autres
troubles et on n'a rien trouvé du tout. Il entendait
parfaitement puisqu'il levait la tête lorsqu'il
entendait un avion donc sur ce point tout allait très
bien. Puis on m'a dit que c'était psychologique, que je
devais faire attention à mon attitude car j'étais
toujours sur lui. Je me suis dis que je devais avoir des
choses qui n'allait pas non plus ! Puis sur les conseils
de mon pédiatre, nous sommes allés au CMP près de chez
moi et avons commencé une psychothérapie dont je n'ai
malheureusement pas vu les effets, parce que j'attendais
beaucoup de cela. Nous avons été mis très à l'écart en
tant que parents. Lorsque je récupérais mon fils, on ne
me disait jamais comment cela s'était passé, ce qui nous
laissait dans le plus grand désarrois puisque je pense
que les parents qui sont ici connaissent cette
souffrance. On est seul, désespérément seul. Les mamans
sont souvent complètement déprimées, ne sachant pas quoi
faire avec un enfant avec lequel on ne communique pas.
Le papa s'implique ou ne s'implique pas, ou fuit parce
que c'est difficile. C'est une constatation, pas un
jugement. Cela donne des situations de couples
extrêmement lourdes à gérer. Je regrette donc amèrement
que ces centres ne prennent pas en compte les parents
qui ont besoin d'un grand soutien.
Nous avons rencontré par la suite, lorsque mon fils
avait trois ans et demi, une psychanalyste, tout à fait
par hasard. Cette psychanalyste hors pair, Mme Marc, m'a
parlé des régimes alimentaires qui se faisaient aux
États-Unis et m'a conseillé de faire des recherches de
ce côté-là. Une phrase prononcée par cette personne est
resté gravé dans mon esprit : " s'il y a quelque chose à
faire pour votre enfant, ce sera à vous de le faire ",
car elle m'a effectivement appris comment solliciter mon
enfant. Je suis allée à New York voir le Dr Martha
Welsch, neurologue, et nous avons pratiqué le " Holding
Therapy ", une méthode qui consiste à contenir son
enfant dans ses bras lorsqu'il est en crise, ce qui le
rassure et a permis de diminuer le nombre de crises : il
était en effet un peu plus calme. On a déjà eu du
résultat à ce niveau-là : son comportement s'est un peu
amélioré. Au niveau du langage rien ne s'est passé.
En mars 2000, j'ai contacté Violette M. et ai trouvé
des informations sur Internet. J'étais en larme de voir
que personne ne m'avait parlé de cette approche. J'ai vu
que certains médecins s'étaient posé des questions sur
les comportements alimentaires de ces enfants qui sont
souvent extrêmement curieux. Hors je suis surprise que
depuis le temps que l'autisme existe, personne ne se
soit penché sur le problème d'enfants qui se tapent la
tête contre les murs - peut-être simplement parce qu'ils
souffrent - d'enfants qui sont accros aux produits
laitiers, au pain, aux pâtes, etc. et qui ne mangent
rien d'autre. J'ai donc fouillé, contacté l'hôpital de Tours, qui
avait été contacté en 1981 par les Américains et écrit
au Dr Barthélémy, responsable du service en question.
Entre temps la secrétaire de ce service m'a donné les
coordonnées du Dr Rocchiccioli, présent aujourd'hui. Je
l'ai contacté. Nous avons fait le test de perméabilité
intestinale qui s'est avéré positif. Il m'a fortement
conseillé de faire un régime sans gluten. J'avais déjà
arrêté le lait sur les conseils de mon beau-frère qui
vit aux États-Unis et avait lu un article disant que les
produits laitiers étaient extrêmement toxiques. Et déjà,
il y avait une petite amélioration au niveau de la
présence. J'ai donc arrêté le gluten en mai 2000, mon
enfant avait 5 ans.
Ensuite j'ai lu les informations du DAN sur Internet
et ai contacté le Prof. Karl Reichelt en Norvège (c'est
toujours moins onéreux que d'aller aux États-Unis). Je
voulais absolument un médecin, ce que je n'avais pas à
l'époque et ne voulais pas faire n'importe quoi. Il est
important de ne pas donner n'importe quoi à ces enfants
qui vont déjà assez mal comme cela.
Le Prof. Reichelt m'a répondu dans les 24 h et m'a
expliqué l'examen des peptides urinaires. N'étant pas
biologiste, je n'était pas sûre de savoir ce qu'il
voulait. Je l'ai donc mis en relation avec le Dr Francis
Rocchiccioli et depuis cette époque K. Reichelt réalise
l'examen des peptides urinaires totalement gratuitement
pour bon nombre d'enfants de France. Francis
Rocchiccioli m'a ensuite indiqué le laboratoire du
Docteur Nataf, qui m'a lui-même adressé au Dr. Attias.
Nous avons fait quelques examens supplémentaires : le
traitement pour mon fils a été bénéfique, mais Célian
progressait très lentement et mon impatience me poussait
à trouver d'autres pistes. Mme Morello, que j'avais
rencontrée entre temps, m'a présenté le Dr Corinne
S. il y a un an et je n'ai jamais eu autant de
résultats. Mon fils parle maintenant, mal pour 7 ans ½,
c'est certain, mais il a commencé tard. Il est au CP, ce
qui est pour moi inespéré, intégré 4 demi journées par
semaine et il fait au minimum la moitié de ce que font
les autres enfants de sa classe, ce qui est beaucoup si
l'on se souvient de ce qu'il était il y a 3 ans, on
n'aurait pu l'imaginer. Il parle, joue, va vers les
autres, joue avec sa sour, il plaisante. C'est un enfant
qui a connu une progression qu'apparemment, d'après les
spécialistes qui l'entourent, peu de professionnels ont
vu jusqu'à présent.
Je ne peux donc que vous encourager à suivre cette
approche et vous recommande surtout de voir un médecin
parce qu'on ne peut pas faire n'importe quoi. J'espère
que vous aurez au moins autant de résultats que moi.
Pour finir, je voudrais dire que cette approche peut
traiter beaucoup de pathologies.
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Témoignage de Mme X., maman d'un adolescent schizophrène |
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Témoignage tiré de la
Conférence organisée par ARIANE le 19 octobre 2002 à Paris.
Dr S. : Maintenant, pour vous dire que l'on ne soigne
pas que des enfants mais que cette approche peut aussi
intéresser des adolescents car beaucoup d'entre eux présentent
aussi des troubles envahissants, je laisse la parole à Madame
X. qui va nous parler de son fils.
" J'ai été un peu déçue lorsque j'ai vu que le thème
de la Conférence aujourd'hui était l'autisme car je suis
concernée par la schizophrénie, qui touche apparemment encore
plus de personnes que l'autisme. A mon avis, la question de la
schizophrénie se pose de la même façon que l' autisme.
Le Dr S. suit mon enfant depuis deux ans et suit
aussi ma nièce pour anorexie et boulimie. Aujourd'hui, je vais
vous parler de mon enfant. C'est un enfant qui était sans
problème et qui allait bien jusqu'à 15-16 ans. A partir de là,
il a commencé à avoir des problèmes de relation avec les
autres, à s'isoler, à se plaindre de son visage. Je le sentais
un peu ralenti. Il avait des problèmes scolaires. Ces petites
choses ne m'inquiétaient pas trop au départ, mais très
rapidement je me suis rendue compte que c'était sérieux. Il se
plaignait aussi de troubles physiques : maux de tête,
fourmillements, vertiges, douleurs osseuses, que je rattache
maintenant à ses troubles, mais à l'époque je ne le savais
pas. Il a commencé à se couper un peu du monde. Il s'est mis à
fuguer. Il a fait une seconde très difficile. J'ai réussi à le
faire hospitaliser à Brest dans un service pour jeunes (à
Rennes, il n'existait pas d'accueil spécial pour les jeunes
malades).
Les médecins ont fait un diagnostique de schizophrénie
sévère. Il avait 17 ans. Je vais vous lire un extrait de ce
qui a été écrit. C'est troublant d'autant plus que maintenant
tout à disparu. " En fait dès que nous recevons P., le
diagnostic de schizophrénie apparaît évident avec un discours
désorganisé, incohérent, une grande froideur, une
dissociation, des barrages. Il existe des éléments
dysmorphophobiques majeurs "(.) (ça a disparu l'année dernière
mais il est vrai qu'il avait une obsession incroyable pour son
visage) (.)" Bien qu'il soit en 1ère L, il ne peut plus lire,
il n'arrive plus à se concentrer, il parle de dyslexie, il
confond les mots et à l'oral il utilise d'autres mots que ceux
qu'il souhaitait utiliser. Parfois il s'en aperçoit, parfois
il en est conscient ce qui l'angoisse massivement. " En fait
il se rendait compte de tout, il était lucide, et les troubles
étaient intermittents. Il y avait des périodes où il semblait
en pleine forme et d'autres où rien n'allait. Il est resté
longtemps enfermé chez nous. Il était complètement isolé. Il a
été une année inactif sans reprendre ses études. Je
connaissais un médecin qui pratiquait d'autres médecines et
suis allée le consulter. Il m'a dit qu'il croyait pouvoir
faire quelque chose et m'a proposé de lui faire faire une
analyse d'urine. Les médecins classiques voulaient l'enfermer
et je savais que la schizophrénie était incurable puisqu'il y
en a d'autres dans ma famille.
J'avais deux alternatives : la médecine classique et ce
médecin : je le connaissais bien et lui ai fais confiance. On
a recherché les cryptopyrroles dans les urines et l'analyse
s'est avérée positive. Nous avons commencé un traitement avec
de la vitamine B6 et du zinc : il s'est immédiatement
amélioré. En deux à trois semaines, il est redevenu plus
actif. Nous avons continué comme cela et ensuite j'ai cherché
sur Internet (nous avons tous un peu les mêmes parcours..).
J'ai trouvé des médecins américains et canadiens qui faisaient
des tas de choses et en particulier un Canadien qui suivait un
peu la même méthode que le Dr S.. A la fin de son
article, il renvoyait à une association française par laquelle
j'ai trouvé le Dr S.. Je l'ai consultée. Mon fils avait
18 ans. Elle ne m'a rien promis mais dit que l'on pouvait
l'améliorer. Elle a fait un bilan biologique détaillé (tout ce
qu'il y a au programme de la Conférence aujourd'hui). Je n'y
connaissais rien mais je me suis vite rendue compte que la
moitié des résultats étaient hors normes. Il avait des
carences énormes dans les vitamines du groupe B (qui sont les
vitamines du système nerveux et personnes ne s'était occupé de
cela auparavant.), le zinc, le magnésium, la silice, le
sélénium. J'ai également découvert qu'il était rempli de
mycoses, qu'il avait plein de problèmes intestinaux (je n'en
savais rien car il n'avait jamais eu de problèmes de cet
ordre, apparemment). Grâce au test des peptides urinaires une
intolérance au gluten a été diagnostiquée. Il est aussi
profondément carencé en acides gras oméga 3. Le Dr S. a
instauré un traitement avec toutes les vitamines du groupe B,
du zinc, du magnésium, vitamine C. Trois semaines après, il
allait mieux. C'était impressionnant. A cette époque, c'était
tellement dur pour nous qu'il était dans un centre, le
personnel a remarqué l'amélioration, mais cela ne les a pas
interrogé plus...
L'année suivante a été encore difficile car cela ne s'est
pas résolu du jour au lendemain. Il avait des problèmes pour
sortir, dans les transports, des bouffées d'angoisse. L'année
dernière, à 19 ans, il a repris ses études de 1ère, il a passé
le bac sans problème et son permis voiture, qu'il a eu dès la
première fois. Cette année il passe en Terminale et refait du
sport, ce qu'il ne faisait plus car je pense que cela n'allait
pas avec son corps. Il a repris les relations avec les autres.
Pour moi, il est redevenu comme avant.
Je sais qu'il est malade puisqu'il a quand même plein de
carences qu'il faut soigner, peut-être pour certaines, toute
sa vie, mais en tout cas il a retrouvé toutes ses capacités.
Il n'a jamais eu de neuroleptiques car on est intervenu juste
avant.
Je souhaitais préciser qu'en plus du Dr S., ce qui
m'a beaucoup aidé est un livre du Dr Pfeiffer qui explique
cette méthode et un autre livre de Jean-Marie Bourre " La
Diététique du Cerveau ", qui est Directeur de Recherche à
l'INSERM. Il explique très bien l'effet des carences sur le
cerveau. "
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Témoignage de Mme Sylvie M., maman d'une enfant autiste |
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Témoignage tiré de la
Conférence organisée par ARIANE le 19 octobre 2002 à Paris.
" Je ne raconterai pas tout mon parcours, qui est très
long. Mon témoignage est un petit peu différent des autres
puisque ma fille est autiste de naissance. C'est une enfant
qui depuis la naissance présente de graves troubles absolument
dans tous les domaines. Autant dans le domaine de la
communication, du contact visuel que des troubles musculaires.
Elle a eu des raideurs et atrophies musculaires depuis la
naissance. On la posait sur la table à langer et elle ne
bougeait pas. On aurait pu la retrouver le lendemain à la même
place sans qu'il n'y ait eu le moindre mouvement. Nous avons
donc tout de suite compris qu'il y avait une difficulté et je
précise que la difficulté n'était pas que musculaire
puisqu'elle avait également une allergie gravissime. C'est une
enfant qui a atterri très souvent aux urgences à Necker. Le
service dermatologie se souvient très bien d'elle. Elle
arrivait pleine de croûtes de la tête aux pieds, purulente, au
bord de la septicémie très souvent. Elle était dans un état
catastrophique dans tous les domaines. Elle a commencé sa
scolarité en contrat d'intégration, dans cet état. Elle était
dans un tel état de souffrance physique que l'on n'a pas tout
de suite vu l'autisme : on a cru que c'était une conséquence
psychologique de cet état physique catastrophique.
Cependant son état physique s'est amélioré avec un régime
hypoallergénique. Nous avons donc tout de suite connu les
régimes, mais hypoallergéniques, pas encore sans gluten, sans
caséine. Son état de peau s'est amélioré mais par contre le
problème de l'autisme était réel et s'est maintenu malgré
tout. On nous a conseillé de consulter une psychiatre où bien
entendu, comme tout le monde, j'ai été accusée (comme beaucoup
de parents d'enfants autistes) de maltraitance. On a eu un
vécu terrible dans ce domaine là, jusqu'au jour où j'ai appelé
ma sour qui est médecin pour lui demander de l'aide car on
m'accusait de maltraitance. Elle m'a envoyé ses cours
d'internat sur l'autisme. J'ai lu tout le parcours (problèmes
musculaires, problèmes de communication, etc.) et je me suis
dis, oui, Marie est autiste (elle avait alors un peu plus de 4
ans).
Il s'est ensuite passé quasiment 9 mois avant que je puisse
obtenir un diagnostic d'autisme en milieu hospitalier et nous
avons commencé un long parcours pour essayer d'améliorer le
plus possible la situation. Nous avons pris contact bien
entendu avec Autisme France et avons été en contact avec
beaucoup d'adhérents qui étaient au courant du régime. Nous
avons donc mis en place ce régime (en plus du régime
hypoallergique qu'elle avait déjà) en supprimant le gluten et
les produits laitiers. Notre enfant était en redoublement de
moyenne section de maternelle en vue d'un placement en
établissement spécialisé (elle avait quasiment 5 ans). Alors
que nous attendions d'un jour à l'autre son placement, la
maîtresse m'a convoquée en me demandant " Que lui faites-vous,
elle va de mieux en mieux, j'attrape son regard, elle commence
à donner la main aux autres enfants et j'ai entendu quelques
mots dans sa bouche ? Arrêtez le placement, je la garde ".
Elle était alors scolarisée le matin. Tout doucement, elle
s'est tellement améliorée avec les compléments vitaminiques,
que la maîtresse a dit " non seulement je la garde mais on va
aussi introduire une après-midi ". Puis une deuxième
après-midi. Elle est donc restée à l'école, et en fin de
grande section de maternelle, il a été décidé qu'elle
rentrerait au CP. Aujourd'hui, elle est au CP. D'une enfant
qui était sans langage, complètement prostrée sur le plan
physique, qui ne pouvait pas tenir un crayon (elle tremblait
tellement, elle avait une atrophie musculaire - le crayon
était quasiment impossible pour elle à 5 ans), aujourd'hui
elle écrit, compte, apprend à lire. Elle n'est scolarisée que
4 matinées par semaine mais lorsque je lis sur le cahier de
liaison quasiment tous les jours RAS (rien à signaler), je
suis ravie. Je la vois jouer avec et aller vers les autres
enfants, se fondre complètement dans la masse et ne pas
perturber les cours. La maîtresse me dit qu'elle fait un
effort au niveau du comportement qui est énorme. J'entends
encore la CDES me dire " jamais on aurait pu imaginer que
Marie un jour rentrerait au CP avec toutes les grosses
difficultés qu'elle a pu avoir dans quasiment tous les
domaines ". Elle parle, elle compte, elle commence la lecture,
les syllabes commencent à venir. L'alphabet est venu depuis
bien longtemps et on est dans l'espoir et la construction.
Je tenais à rassurer les parents et leur dire qu'à chaque
fois que nous avons mis en place quelque chose de nouveau,
notamment le régime sans gluten/sans caséine, on a eu
l'impression que ce n'était pas efficace. On mettait cela en
place pendant 2-3 mois, j'en parlais à la maîtresse qui me
disait qu'elle ne voyait pas grand progrès malgré tout. Mais
dès que j'arrêtais les vitamines, je voyais la maîtresse me
convoquer au bout de 5 jours et me dire " je n'ai plus son
regard, ça ne va plus, qu'avez-vous fait ? ". Lorsque je lui
répondais que j'avais simplement diminué ou arrêté les
vitamines, la maîtresse me répondait " Vite, recommencez ! ".
Donc, vous avez parfois l'impression que ce n'est pas
extrêmement efficace, mais lorsque vous arrêtez, vous vous
dites " non, on y revient ". En fait, l'efficacité n'est pas
immédiate, elle est sur le moyen, voire le long terme. On a
l'impression en regardant tous les jours que les progrès ne
sont pas extraordinaires, mais lorsque je regarde un an en
arrière, je me dis que là, on a franchi des pas de géant.
C'est comme cela qu'il faut voir toutes les propositions qu'on
va vous faire aujourd'hui, durant cette Conférence. Ca n'est
pas un miracle mais lorsque l'on regarde un an en arrière et
l'état de votre enfant aujourd'hui, on se dit que c'était
vraiment inespéré."
Un médecin de l'Hôpital Necker à Paris demande une
nouvelle évaluation du diagnostic de Marie, fille de Madame
Sylvie M., à la vue de ses progrès considérables. Pour
visualiser la lettre de l'Hôpital Necker (datée du 23 janvier 2003)
Cliquer ici (fichier PDF de 98 Ko).
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Témoignage de Mme Gabrielle M., atteinte de Polyarthrite Rhumatoïde (PR) |
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Je souhaite que mon témoignage puisse venir en aide aux
personnes atteintes comme moi de Polyarthrite Rhumatoïde. Pour
tous les malades souffrant de PR, inutile d'expliquer les
douleurs, les déformations des articulations et les handicaps
occasionnés.
Il y a quelques années déjà, le régime de crus et sans lait
du Dr Seignalet avait amélioré mon état : douleurs moindres et
régression des nodules aux phalanges. Suite à une analyse
d'urines pas conventionnelle (recherche de peptides) ordonnée
par le Dr S., résultats : intolérance sévère au gluten
et à la caséine.
1°. Mise en place d'un régime très stricte sans gluten,
sans lait et sans maïs, changement total du mode
d'alimentation avec prise d'enzymes pancréatiques. Résultats
surprenants au bout de 48 heures déjà : une perte de poids
significative et modification de l'apparence physique. Après
une dizaine de jours de régime : douleurs tournantes dans
toutes les parties musculaires du corps, non pas dans les
articulations, probablement phase d'élimination des peptides.
A cette époque du régime, je me suis demandée si vraiment je
faisais bien. Les douleurs, bien que difficilement
supportables, s'arrêtaient par intermittence et dans ces
courts moments, je sentais un tel mieux-être général que cela
m'a aidé à continuer.
2°. Rapidement, je me suis aperçue que mes ongles bombés
habituellement se sont aplatis. Plus jeune, j'étais très
brune, blanche maintenant et j'ai eu une poussée de cheveux
foncés. Mes douleurs ayant pratiquement disparues j'ai surtout
retrouvé ma motricité. J'étais auparavant très allergique et
mes allergies ont complètement disparues.
Il faut de la volonté pour adopter un régime sans gluten et
sans caséine d'autant plus qu'il est peu conciliable avec la
vie sociale et familiale. Il faut commencer par vider ses
placards, apprendre à lire les étiquettes. Apprendre ensuite à
cuisiner avec d'autres denrées, avec d'autres produits. Tout
ceci m'a fait devenir ingénieuse. J'ai mis au point de
nouvelles recettes culinaires savoureuses que je partage avec
ma famille et mes amis.
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Témoignage de Mr Gérard D., atteint de Polyarthrite Rhumatoïde (PR) |
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J'ai 65 ans et souffre de
polyarthrite rhumatoïde depuis un peu plus de 2 ans.
Tout a commencé un soir de décembre 2000. Je me suis senti
très fatigué. La nuit très fiévreux. Le lendemain matin,
j'étais littéralement cloué au lit. Le coude gauche était très
enflé, mon bras et ma main complètement recroquevillés ne
fonctionnaient plus. Mes mains étaient très enflées et me
faisaient terriblement souffrir.
Après quelques jours, le rhumatologue a diagnostiqué une
PR. Ma VS était 10 fois supérieure à la normale. On a donc
commencé un traitement Cortancyl (12 mg/ jour) + PlaqueniI.
Les choses ont assez rapidement progressé. Avec beaucoup de
rééducation, j'ai retrouvé peu à peu l'usage de la main
et du bras gauche. Les choses reprenaient un cours à peu près
normal, à la nuance près, essentielle pour moi, que j'étais
dans un tel état de fatigue chronique, que je ne pouvais plus
rien faire. Je me traînais comme une véritable épave. Je ne
pouvais plus pratiquer la moindre activité physique ni
sportive ce qui est essentiel pour moi, mon équilibre physique
(et mental !!!) car dans mon principe de vie, j'ai toujours
fait de 4 à 6 séances de sport par semaine (jogging ou vélo ).
Je souffrais toujours des mains: quand je rencontrais
quelqu'un j'étais obligé de lui demander de "ne pas me serrer
la main". J'étais totalement incapable d'éplucher un fruit, et
bien sûr, incapable de tenir le guidon de mon vélo. Dans les
phases de crise, c'était pire encore. La douleur de la
polyarthrite est épouvantable: on a l'impression que l'on vous
pose des fers à repasser brûlants sur le dessus des mains.
C'est une douleur lancinante, permanente. Et qui vous détruit
en même temps le psychique. Je me voyais m'enfoncer dans la
vieillesse à une vitesse vertigineuse. Je ne pouvais plus
assister aux réunions ou CA de mes diverses activités. Les
divers exercices de mémoire auxquels je m'amuse de temps en
temps (quels ont été les 20 derniers vainqueurs du Tour de
France ?) m'affolaient. Visiblement il y avait de plus en plus
de lignes manquantes.
Je me suis ainsi littéralement traîné jusqu'au début
de cette année 2003 où nous avons rencontré le Dr S.
pour étudier le cas de ma fille Elisabeth qui est autiste.
Nous avons donc fait les analyses d'urine et de sang pour
elle, mais aussi pour moi. Et les résultats sont finalement
très proches. En résumé:
- Intoxication aux métaux lourds (plomb/mercure): 6 à 7
fois supérieur à la moyenne.
- Intolérance au gluten et à la caséine.
Nous avons donc entrepris le
traitement de "détoxication". Moins de deux mois après la début du
traitement où en sommes nous ? Bien sûr,
le problème de l'autisme de ma fille n'est
pas résolu. Il faudra beaucoup de temps.
Mais en ce qui me concerne les résultats sont
vraiment remarquables:
- les douleurs aux mains ont pratiquement disparu. J'ai
retrouvé la force musculaire. Je peux à nouveau serrer la main
des gens !!!
- j'ai repris mes activités sportives (150 kms de
vélo et une trentaine de kilomètres de jogging/semaine) et les
autres activités notamment associatives et "sociales". Bien
sûr je n'aurai plus jamais 20 ans, mais je revis !!!
- j'ai réduit la prise de Cortisone à 2 mg/jour.
C'est tout à fait incroyable, inespéré.
Mes
remarques personnelles
:
- le début
du traitement a été très difficile, pénible même. Pendant
15/18 jours, j'ai souffert de très fortes douleurs dans le
ventre et les reins surtout la nuit.
- le traitement "zéro
gluten/zéro caséine" n'est pas contraignant. On s'y fait très
facilement. Dans mes activités cyclistes, je partais avec les
fameuses barres de céréales. Je les ai remplacé par des fruits
secs (abricots, figues) et quelques fruits frais (bananes).
C'est très exactement ce que nous faisions. voici 50 ans !!!
- dans le quotidien, nous suivons à le
lettre le régime et nous nous y sommes très vite habitués.
En
conclusion
: Vous souffrez de polyarthrite. C'est terrible. Je
voudrais vous donner un message d'espoir: soyez certain qu'il
existe aujourd'hui une vraie solution. Bon courage. Vous allez
gagner.
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Témoignage de Mme Nathalie C., maman d'un enfant anciennement autiste |
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Dans ce témoignage, je souhaite vous transmettre les raisons qui m'ont encouragée dans ce suivi bien particulier, les difficultés rencontrées, les résultats obtenus. Pour cela, je vais commencer par vous décrire les troubles développés initialement par Nicolas.
Nicolas avait un éveil normal jusqu'à environ 2 ans. Il montrait du doigt, gazouillait, disait quelques mots, tout le monde était charmé par ce bébé calme, souriant et très présent, très observateur de son entourage.
Puis son comportement a commencé à changer. Il est devenu très agressif (de façon constante et envers tout le monde), le langage s'est arrêté, il passait son temps à courir, tourner sur lui-même, étirer ses doigts, et surtout, à ne plus m'approcher (ni câlins, ni bisous). Nous avons été convoqués par la directrice de la crèche qui a tout de suite fait agir le pédiatre de la crèche. Ce dernier m'a appelée sur mon lieu de travail pour prendre rendez-vous d'urgence pour le lendemain, car il semblait que mon fils ne s'éveillait pas normalement. Une série d'examens a suivi ce rendez-vous (électroencéphalogramme, ORL, fonds d'oil, analyses génétiques, scanner). Les conclusions du pédiatre sont vagues et pour moi décevantes, tous ces examens n'auraient servi à rien :
" résultats normaux pour un enfant autiste ".
Ces conclusions marquent une série de rendez-vous hebdomadaires chez le pédopsychiatre, ainsi qu'en psychomotricité et en orthophonie.
Ces rendez-vous étaient difficiles à vivre, car Nicolas faisait beaucoup de colères, et chaque déplacement m'épuisait.
En première année de maternelle, Nicolas a commencé par avoir le droit de venir une récréation par jour, puis une heure par semaine. En fin d'année, la maîtresse était pleine de bonne volonté et voulait vraiment que Nicolas s'intègre à la classe, et autorisa sa présence une heure par jour, sur trois jours par semaine. En parallèle, il était pris dans différents centres thérapeutiques à temps partiel.
Avec ce train de vie, j'ai évidemment dû m'arrêter de travailler. Le suivi de Nicolas ne me semblait pas suffisant. Je ne me faisais pas à l'idée qu'avec une maladie aussi grave, on puisse ne faire que lui parler. Je commençais donc à me diriger vers tout et n'importe quoi : les fleurs de Bach, l'homéopathie, le magnétiseur.
Puis le bouche à oreille m'a fait connaître le Docteur Skorupka. Dès les premiers résultats d'analyses, elle m'a rassurée car j'ai enfin entendu quelqu'un qui était d'accord avec moi : Nicolas était bien hyperactif (car le pédopsychiatre ne voulait pas en entendre parler), et surtout, bien " malade " au sens réel du terme. Nous avions fait tellement de tentatives à droite, à gauche, que lorsqu'elle nous a dit qu'en 3 mois nous ne le reconnaîtrions pas, mon mari et moi sommes restés sans émotion, ce qui a surpris le Docteur. Elle avait pourtant raison. Jusque là, je n'avais jamais réussi à faire asseoir Nicolas plus de quelques secondes. Nous avons commencé le traitement en juillet 2002 (régime sans gluten ni caséine + traitement médical ordonnancé par le Dr Skorupka), et durant les vacances, nous avons constaté que Nicolas devenait de plus en plus calme. Petit à petit, il a réussi à s'asseoir pour manger, à faire moins de colères. Cette année là, motivés par le besoin de calme et la fuite de la foule, nous sommes allés sur une petite station de montagne. Nicolas était toujours partant pour de longues balades, moins coléreux et moins agressif, je prenais confiance en ce traitement.
Ce traitement était contraignant et dans les difficultés rencontrées, c'était surtout celle d'être sûr qu'en notre absence, les personnes à qui nous le confions ne fassent pas d'impairs. D'autant que parmi les spécialistes qui s'occupaient de lui, certains nous disaient ouvertement que selon eux, nous étions dans une " arnaque ". C'est comme cela qu'après avoir fait le point entre ce que je pensais des bienfaits du centre et des bienfaits du traitement, j'ai décidé de ne plus mettre Nicolas au centre thérapeutique.
Les autres contraintes étaient plus matérielles, je voyais bien mon fils évolué, mais démunie de salaire, il me fallait lui fournir un environnement propice. De plus, c'est une lourde charge que l'achat de la nourriture spécialisée, des médicaments non remboursés par la sécurité sociale, les analyses ainsi que les visites chez le Docteur. Il faut bien tout comptabiliser, et les aides de la CAF sont disproportionnées.
C'est vraiment une période ou nous nous sentions seuls, démunis et peu soutenus par les spécialistes ordinaires.
J'ai eu la chance d'être très bien encadrée par mes parents, qui m'ont aidée dans tous les domaines.
Un an après (mon repère reste les grandes vacances), Nicolas passait son temps à dessiner. Il terminait l'année scolaire des moyens en allant trois demi-journées par semaine à l'école. Il s'exprimait de mieux en mieux, ne tournait plus en rond, les câlins et bisous étaient revenus.
Nous avons commencé le traitement de chélation (DMSA) durant les vacances 2003/2004, en prévenant la maîtresse (que nous connaissions déjà) qu'il risquait d'être fatigué à la rentrée. Nous ne savions pas trop quelles seraient les conséquences de ce traitement sur Nicolas. Or, dès la rentrée, la maîtresse l'a trouvé transformé et proposa de le prendre à temps plein. Très vite, l'auxiliaire de vie qu'il avait chez les moyens s'est révélée ne plus être utile à la maîtresse. L'année de grande section s'est donc fait à plein temps scolaire. En mars, nous avons fait notre dernière réunion éducative, car Nicolas est intégré maintenant comme n'importe quel enfant, la maîtresse de Grande Section a commenté sur le dernier relevé : " Nicolas a maintenant rattrapé tout son retard ".
La rentrée scolaire au CP s'est très bien passée. Nicolas est remarqué par la maîtresse pour sa belle écriture et sa conduite exemplaire. J'écris ce commentaire le 23/09, la rentrée était le 2/09, il n'a que des très biens et 6 bon-points.
Pour le récompenser, je lui ai proposé de l'inscrire à une activité extra scolaire. Il a choisi le karaté. Il prend aussi des cours de dessins comme sa grande sour, et tout ce passe très bien.
L'avantage, comme les progrès se voyaient assez vite, au bout d'un an et demi, j'ai pu reprendre mon travail, ce qui nous a permis de reprendre une vie sociale normale (je dis bien nous, car je pense que le fait de " couper Nicolas du monde " le rendait malheureux, d'ailleurs, il avait un fâcheux surpoids qu'il a perdu avec l'école)
Nicolas garde néanmoins une certaine originalité dans son comportement. Il a tendance à " agacer " les autres enfants par son côté sage et jamais mensongé (il est presque trop sage et ne comprend pas du tout que les autres soient si violents dans leur façon d'être). Des soucis de boutons impressionnants sont apparus après le traitement, pour lesquels nous avons mis longtemps (6 mois) avant d'aller consulter un dermatologue, de peur d'un traitement mal adapté. Il n'a maintenant presque plus rien. Quelques soucis au niveau de l'estomac sont arrivés par la suite, mais nous y avons remédié en trois, quatre mois avec juste du Smecta.
Je ne dis pas que ce traitement convient à tous les enfants. Je pense que seuls les médecins peuvent connaître le traitement à appliquer à une maladie. Mais ce qui est sûr, c'est que depuis, ma famille a du réapprendre à vivre, à arrêter de stresser dès que nous étions en communauté. Il semble que pour d'autres enfants les progrès soient plus longs. Je sais que nous avons eu de la chance. Je trouve juste dommage que ces résultats ne soient pas plus médiatisés et reconnus par les spécialistes. Même si cela ne convient qu'à quelques enfants, d'en faire partie, cela transforme votre vie.
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Témoignage de Mme Francoise L,mère d'un enfant autiste |
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Mon fils Louis, enfant autiste aujourd'hui âgé de 8 ans, est suivi depuis 2 ans ½ par le Dr S. suite à un bilan biologique DAN! Ayant révélé de nombreuses carences, en particulier en acides gras, une forte oxydation de son cerveau, une grande intolérance au gluten et à la caséine, ainsi qu'une intoxication massive au mercure.
Après deux années infructueuses de petite section de maternelle, j'avais déscolarisé Louis à l'âge de 5 ans et entrepris d'assurer moi-même son éducation à la maison. Les conditions d'une éducation intensive et réussie étaient réunies, mais je butais immanquablement sur des lacunes difficilement surmontables: absence de langage, manque de concentration, mauvaise compréhension des instructions, des situations, de l'environnement, agitation, stress, détresse face à des stimuli tels que la luminosité ou le bruit, incapacité par exemple de circuler dans la rue ou de pénétrer dans un magasin.
Deux ans et demi plus tard, Louis est réintégré à l'école deux matins par semaine avec l'aide d'une auxiliaire de vie scolaire, et suit à l'école comme à la maison un programme de CP classique. Il a appris à lire et à écrire en cursives en 4 mois, et le programme de mathématiques ne lui pose pas de problème majeur à condition de s'appuyer en parallèle sur des manipulations. En d'autres termes, je ne crois pas trop m'avancer en estimant qu'il progresse plus vite que ses compagnons de classe, puisque pour suivre ce programme scolaire il comble au fur et à mesure des lacunes remontant à sa toute jeune enfance. Il demeure peu loquace, mais maintenant qu'il sait lire et écrire, je constate qu'il maîtrise plutôt bien la structure du langage à défaut d'en percevoir toujours tout le sens.
La chélation donne des résultats plus que tangibles: Louis devient soudain capable d'emprunter seul un escalier roulant ou d'apprendre à faire du vélo, il apprend à nager, il circule en ville à pied, en tram ou à vélo sans détresse, y compris dans la foule. Les progrès s'enchaînent et font boule de neige. Louis est toujours autiste, certes, mais le « noyau dur» de l'autisme semble commencer à s'effriter: il cherche à imiter les autres enfants, est fasciné par leurs jeux, les suit et les respecte, son esprit se structure, il devient plus organisé, aime apprendre et se montre fier de ses progrès.
A condition que l'on respecte ses capacités de tolérance au stress et à la fatigue, Louis est aujourd'hui un enfant doux, joyeux, affectueux et curieux de tout.
Il va entrer l'année prochaine en CE1. Aujourd'hui la 6e ne me semble plus une utopie, mais un objectif pour lequel nous allons continuer de beaucoup travailler.
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