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Les travaux de Dohan, Reichelt, Shattock, Cade ainsi que d'autres chercheurs ont mis en évidence des taux élevés de peptides du gluten et de la caséine – appelées glutomorphines et casomorphines – dans les urines de patients souffrant d'autisme, de schizophrénie, de psychose, de dépression, d'hyperactivité avec déficit d'attention ainsi que dans certains cas de pathologies auto-immunes. Ces peptides exorphines, qualifiés de peptides opiacés ou opioides car ils présentent la même structure chimique que certains opiacés (soporifiques, analgésiques, calmants), se fixent sur les récepteurs opiacés du cerveau dont ils peuvent perturber le fonctionnement. En guide d'introduction, nous vous invitons à lire :
Une bonne manière de vérifier les aliments autorisés dans le cadre d'un régime sans gluten consiste à aller consulter les sites dédiés à la maladie coeliaque. En voici quelques uns :
Plus globalement, ce sont différents facteurs qui seront à prendre en compte au cas par cas. Outre l'intolérance au gluten et à la caséine, l'enfant peut en effet présenter :
Une fois les aliments autorisés identifiés, il conviendra de prendre en compte les risques de contamination par le gluten des aliments de substitution. En effet, une farine de riz moulue dans un atelier travaillant également le blé pourra contenir des traces de gluten. Idem pour les céréales du petit-déjeuner, galettes de riz, de sarrasin, etc. D'où l'intérêt de prendre en complément des enzymes digestives sous forme de gélules avant, ou en poudre libre pendant le repas. Outre la digestion d'éventuelles traces de gluten, ces enzymes soutiendront également la digestion des amidons, fibres et protéines. D'autres précautions pourront être prises, telles que l'utilisation d'un grille-pain dédié au pain sans gluten, voire la suppression complète de tout gluten de la maison si l'enfant vit mal son régime ou a tendance à chaparder. Il convient par ailleurs de se méfier des produits carnés susceptibles de contenir du gluten caché. Voir à ce propos un article de l'INRA, Détection et dosage des protéines de réserve des céréales (intolérance au gluten) : "Cependant, certains produits peuvent contenir du gluten " caché. C'est le cas par exemple de produits carnés dans lesquels une partie des protéines animales est remplacée par du gluten, en raison de ses propriétés " texturantes" ou pour des raisons de coût". De plus en plus de produits sans gluten sont proposés dans les boutiques diététiques ainsi que par des sociétés de vente par correspondance dont vous trouverez une liste non exhaustive dans la section A consulter. Certains produits sans gluten ni caséine contiennent du soja ou du maïs, et votre médecin vous aura peut-être demandé d'éviter également ces aliments, le premier à cause d'un risque d'allergie croisée avec l'allergie au lait de vache, le second à cause de ses propriétés inflammatoires. Soja Dans un état des lieux sur les allergies alimentaires, l'AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) donne les orientations suivantes concernant les risques d'allergie croisée entre lait et soja : "Plante
de la famille des Légumineuses, le soja est depuis toujours
utilisé dans l’alimentation des nourrissons
chinois et japonais. Provoquant des réactions graves, voire
mortelles chez les personnes sensibles
(responsable de 6% des réactions
sévères aux USA (53)), son
allergénicité est conférée
par plusieurs
protéines distinctes.
L’hypersensibilité à une de ces
protéines suffit à développer une
allergie au soja. Encore relativement peu fréquente en
France, elle est aujourd’hui en progression. Dans certains
cas, les enfants allergiques au lait de vache nourris avec du lait de
soja risquent de développer une hypersensibilité.
C’est
pourquoi le Comité de nutrition de la
Société Française de
Pédiatrie, dans son article publié en novembre
2001 (70), déconseille l’utilisation des
préparations à base de protéines de
soja dans la prévention des manifestations allergiques que
l’enfant soit à risque allergique ou non". Le soja peut revêtir différentes formes. Voici à ce propos une liste d'appellations issues du site de l'Agence Canadienne de Santé des Aliments: édamame, farine de soja texturée, protéine de soja texturée, protéine végétale texturée, kinako, kouridofu, miso, mono-diglycéride, natto, nimame, okara, protéine de soya/de soja (isolée/concentrée), protéine végétale, soya, soja, glucine max, soja hispida, tempeh, tofu (fromage/caillé de soja), yuba Maïs Dans son ouvrage L'Alimentation ou la troisième médecine, le Dr Seignalet attire l'attention sur l'évolution très notable du maïs, dont les espèces actuelles, issues de nombreuses mutations, n'ont plus guère de rapport avec la plante consommée pendant des millénaires. Largement consommé en Amérique du nord, le maïs est de plus en plus incriminé pour son effet inflammatoire, peut-être dû à sa forte teneur en prolamines, comparable à celle du blé.
! ATTENTION ! Il s'agit de régénérer la muqueuse intestinale
et cela demande du temps ; vous mettez ce régime en place pour
plusieurs années, voire toute la vie si nécessaire. NE DONNEZ PAS UN PRODUIT DONT VOUS N'ETES
PAS SUR ! Apprenez à lire les étiquettes en vérifiant les compositions. Attention, certains produits changent parfois de composition. |
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