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JULIE 8
ans, diagnostic de TED Un langage qui
régresse à 18 mois... aujourd'hui
Julie commente les propos de sa maman au téléphone Régression à partir
de 18 mois ↓
Premières
syllabes à
10 mois, la marche à 12 mois, un développement
normal jusqu'à 18 mois. Julie
semblait bien partie, pourtant vers 18 mois le langage et la
communication
régressent, à 20 mois le langage se tarit
brusquement dans le mois qui suit un
rappel de Pentacoq. Une régression qui ira en s'accentuant
dans la foulée du
ROR. Six ans plus
tard,
Julie parle normalement pour son âge, lit, écrit,
passe en CE1. *** Pendant sa troisième année, Julie est devenue très instable. Dispersée, elle fuit à l'extérieur, n'écoute plus rien, crie. Elle a récupéré un peu de langage, essentiellement sous forme d'écholalie, après l'avoir complètement perdu à 20 mois dans le mois qui avait suivi un rappel de Pentacoq, mais depuis le ROR, le langage stagne, des douleurs abdominales apparaissent après la prise de lait, et Julie se met à développer une forte attirance pour le pain ainsi que des diarrhées chroniques. Elle a deux ans et demi et fréquente la crèche quelques heures par semaine. Des bribes de langage étant réapparues, une rééducation orthophonique est mise en place à trois ans. La crèche, alertée par le retrait de l'enfant et son regard fuyant, oriente la maman vers le CAMS qui évoque d'emblée un syndrome autistique et ne préconise d'autre rééducation que l'orthophonie, déjà mise en place dans le privé. Julie entre en petite section de maternelle à trois ans et demi, à raison de deux matins par semaine avec AVS. Le reste du temps, elle est gardée soit par la nourrice, soit par les parents séparés qui aménagent leur temps de travail en fonction de Julie. Elle a presque quatre ans lorsqu'est posé un diagnostic de TED. Le CHU consulté n'évoque aucune approche éducative autre qu'un IME, mais suggère un suivi psychothérapeutique que la maman mettra en place auprès d'un psychanalyste privé. Entre temps, ses différentes recherches sur internet et documents lui donnent l'occasion de lire dans Nutranews un article qui la guide vers l'association Ariane. Le bilan biologique réalisé à quatre ans et demi révèle :
le tout sur fond de fréquentes migraines. Julie est en moyenne section de maternelle lorsque démarrent traitement et régime. En l'espace de six mois, elle passe de trois à cinq demi-journées à l'école aux vues des améliorations régulières constatées par l'institutrice. Ses selles sont désormais à peu près correctes, bien que l'entourage ait du mal à respecter un régime strict. En grande section de maternelle, elle fréquente l'école cinq demi-journées par semaine, est beaucoup plus dans la communication avec une diminution notable de l'écholalie et l'explosion de petites phrases à visée de communication. En fin de grande section de maternelle débutent les injections de MB12 ainsi qu'une chélation au DMSA qui se traduisent par des changements flagrants : le langage est plus fluide, Julie est beaucoup plus concentrée. Elle commence à fréquenter un centre de loisirs où elle manifeste son envie de participer aux activités et de communiquer avec les autres enfants au lieu de s'isoler. Sa maman refusant une CLISS, elle redouble sa grande section, mais cette fois à temps plein avec A.V.S. à partir de novembre. Aujourd'hui à 8 ans, elle fréquente un CP à temps plein et passe l'année prochaine en CE1. Elle rencontre quelques difficultés en mathématiques mais a appris très facilement à lire et à écrire. Surtout, même si elle a encore des difficultés pour structurer sa pensée, l'expression est aujourd'hui normale pour son âge, elle va vers les autres et a des amies attentionnées comme compagnes de jeux. La chélation se poursuit avec du DMPS transdermal. Aujourd'hui, elle suit des séances de peinture, non accompagnée, en centre de loisirs, et apprend à nager. Outre le régime et le traitement de nutrithérapie et de détoxication, elle suit trois séances d'orthophonie par semaine, dont une séance logico-mathématique. Ainsi que des séances de fascia-thérapie, un encéphaloscan ayant mis en évidence une tension au cou susceptible d'être à l'origine de l'hypoperfusion du cerveau droit et de petits malaises. Séances qui ont allégé les migraines dont elle souffrait depuis des années. Elle fréquente toujours un psychanalyste afin de l'aider à exprimer ses éventuelles difficultés. La maman de Julie souhaite que ce témoignage puisse apporter la preuve qu'un accompagnement attentif, soutenu et quotidien peut permettre d'éviter l'IME et donne aux enfants atteints d'un TED cette chance de grandir sereins au milieu des autres enfants. |
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