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JOSÉ

12 ans, autisme léger

"Pourquoi insister pour lui apprendre à lire,
l'essentiel c'est qu'il soit bien dans sa peau !"

Amoxicilline à 3 semaines
Constipations et diarrhées
Addiction pour le lait et le gluten
Troubles du sommeil
Carences
Dysbiose
Mercure et plomb
Retards de langage
Autisme léger

Régime
Nutrithérapie
Détoxication
Scolarisation en CLISS à 11 ans
Progrès spectaculaires


Un retard de langage qui le laisse aux portes de l'école maternelle, un autisme léger qui justifie qu'il ne soit toléré en CLISS que quelques heures ici et là, à condition toutefois de quitter les lieux avant la récréation.

 C'est à la mise en place de son traitement et à l'ouverture du numéro Azur de l'Education Nationale que José doit d'obtenir enfin à 11 ans le minimum qui lui était dû : l'arrêt des navettes entre maison, CMP, SESSAD et CLIS, et une scolarisation à temps plein assortie d'un vrai projet éducatif.

***

Petit dernier d'une fratrie de quatre, José est à la naissance un robuste bébé de 4 kg 300. Des plaques rouges sur le corps alertent toutefois et le nouveau-né est immédiatement mis sous perfusion. Las, le lendemain le laboratoire déplore une erreur : le taux de plaquettes était normal et José se retrouve donc en dépassement de plaquettes.

Trois semaines plus tard il est mis sous amoxicilline pour cause d'infection urinaire, et enchaîne sur un muguet.

Il semble bien évoluer jusqu'à 3 ans, babille, montre du doigt, mais force est de constater qu'à l'âge d'entrer à l'école il présente un retard de langage, des gestes stéréotypés et parle souvent en écholalie.

A partir de sa prise d'antibiotiques à 3 semaines, se souvient la maman, il enchaînait constipations et selles collantes plusieurs fois par jour. Surtout, il frappait ses proches par son addiction pour les yaourts, les petits suisses, le pain, les pâtes, les pizzas, les biscuits.

A la rentrée en petite section de maternelle, la maîtresse informe immédiatement la maman qu'elle ne pourra prendre José qu'à mi-temps. Il est alors dirigé en observation au CMP, dont l'infirmière remarque à plusieurs reprises qu'il se gratte beaucoup. La maman explique que José a été à plusieurs reprises vermifugé, mais face à l'étendue de l'inflammation, la maman sent planer une suspicion d'attouchements.

Rendez-vous est pris au CHU avec un pédopsychiatre réputé. Les deux heures d'attente éprouvantes dans la salle d'attente bondée se solderont par une consultation de 10 minutes : "Il y a certainement eu un saignement à la naissance". Un verdict qui laissera la maman désarçonnée et privée du moindre compte-rendu ou conseil.

Le médecin du SESSAD préconisera toutefois un bilan d'une semaine en CHU. José y sera vu par une orthophoniste, une psychologue, un éducateur. Le bilan génétique est normal, ainsi que l'EEG et l'IRM : pas la moindre trace de saignement. Avec cette fois en mains un diagnostic de syndrome autistique léger, la mère de José part à l'aventure sur l'internet et y croise dans un forum des parents qui l'orientent vers l'association Ariane.

Le bilan réalisé dans la foulée donnera comme bien souvent les résultats suivants :

  • peptidurie très élevée,
  • grosse dysbiose,
  • mercure, plomb,
  • carences en omégas 3, zinc, magnésium.

Joseph ne va plus à l'école. Il fréquente le CMP une heure et demie par semaine, et un SESSAD six heures par semaine. Le reste de son temps, il le passe à la maison où il refuse tout apprentissage.

Au bout de deux mois de régime et de traitement, il ne se gratte plus et les améliorations sont spectaculaires, se souvient sa mère. Au point qu'au bout d'un an, le médecin du SESSAD demande copie des résultats des examens de laboratoire afin de les communiquer au CHU qui avait vu l'enfant : il se dit en effet stupéfait des changements "spectaculaires" qui se sont opérés en l'espace d'un an. "On ne peut nier l'évidence", estime-t-il en demandant à la mère de José si elle serait prête à montrer José à l'équipe qui avait posé le diagnostic d'autisme.

La maman est bien entendu prête pour une telle démarche, mais l'équipe ne donnera pas suite.

On ne peut en effet nier l'évidence :

·         les gestes stéréotypés et l'écholalie ont disparu ;

·         l'enfant dort bien et ne déambule plus à longueur de nuits ;

·         le comportement s'est amélioré : il est calme, reste à table, fréquente facilement les magasins, source jusque là de crises éreintantes ;

·         il est entré dans les apprentissages scolaires alors qu'il refusait auparavant de tenir le moindre crayon ;

·         le langage s'est amélioré : il exprime ses demandes sous forme de phrases.

Aux vues de ces changements, 6 heures par semaine en CLISS lui sont concédés entre huit et dix ans. Mais sans suivi scolaire ni en CLISS ni en SESSAD, ce semblant de scolarisation se résumera en réalité à des heures de garderie.

C'est à son régime et à son traitement que José doit ses nouvelles aptitudes, mais il aura fallu le Numéro Azur mis en place à la rentrée de septembre dernier par le Ministère de l'Education Nationale pour qu'il sorte des voies de garage dans lesquelles l'absence d'accompagnement décent l'avait confiné.

Lorsque sa mère compose le 08 10 55 55 00, son interlocutrice l'écoute longuement avant de contacter l'Inspecteur d'académie. "Demain vous l'inscrivez dans votre école de secteur en demandant une scolarisation à temps plein", lui fait savoir l'inspecteur dans la foulée.

Directrice d'établissement, psychologue et médecin scolaires sont désarçonnés par le caractère abrupt de la demande, et le médecin scolaire qui n'avait pourtant jamais vu l'enfant arrive en réunion avec un certificat médical défavorable à sa scolarisation.

Mais l'inspecteur est explicite : "Je vous demande de travailler main dans la main avec la maman". La psychologue scolaire est consternée : l'inspecteur a donné raison aux parents…

Dans la foulée la maman met fin aux séances chez l'orthophoniste qui refusait d'admettre que José avait commencé à apprendre à lire à la maison : " Mais enfin, pourquoi tant insister pour qu'il sache lire", s'étonnait-elle, "l'essentiel c'est qu'il soit bien dans sa peau !"

Non seulement José est bien dans sa peau mais en outre, avec le soutien actif de son enseignante il est scolarisé à temps plein en CLIS, lit, dénombre, apprend à écrire, récite des poésies, parle quasiment couramment, dialogue, se corrige quand on lui fait remarquer ses erreurs. Aujourd'hui qu'il est scolarisé comme n'importe quel écolier, il a des copains, les enfants viennent vers lui. Quelques mois plus tôt il faisait encore la navette entre maison, SESSAD et CLIS, devait quitter l'école avant la récréation – "il risquait de se sauver".

Sur le plan médical tout n'est pas encore réglé : magnésium et ferritine restent faibles, le stress oxydant élevé, et la désintoxication n'est pas terminée.

Avec la poursuite de son traitement…une vraie scolarisation qui lui permet d'être reconnu en tant qu'enfant apte à apprendre et à avancer…une famille qui l'entoure et le stimule,

"s'il continue comme ça il n'y a aucune raison qu'il ne soit pas heureux dans sa vie", estime aujourd'hui sa mère.

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