Intoxication aux métaux lourds

Extrait du livre
Autisme, on peut en guérir
Edition Mosaique Santé

L’environnement, c’est l'ensemble de tous les composants naturels de la planète comme l’eau, l’air, l’atmosphère, les roches, les végétaux, les animaux et l'ensemble des phénomènes et interactions qui s'y déploient.

En se sédentarisant, l’homme rêvait de dompter la nature pour se protéger et survivre. La naissance de l’agriculture et de l’élevage fut un grand pas en avant

Au fil du temps et des connaissances sur nos milieux de vie, l’homme a eu le sentiment de se mettre à l’abri de la nature, mais il demeurait toujours vulnérable comme en témoignent les grandes épidémies du passé : peste, variole, choléra…

C’est à la fin du XIXème siècle que le développement mondial a trouvé un réel essor. La révolution industrielle était née ! Mais la forte croissance économique a favorisé une industrie lourde, fortement consommatrice en ressources naturelles.

Au cours du siècle dernier, nous avons assisté au fil du temps à une augmentation exponentielle de la production de nouveaux produits chimiques, aux effets totalement inconnus au long terme, comme les pesticides et les solvants industriels.

D’année en année, nous perdons de la biodiversité et le taux d’extinction d’espèces animales et végétales est le plus élevé depuis l’ère des dinosaures. De nombreuses espèces de poissons disparaissent en raison de la pollution des océans et les changements climatiques à l’échelle planétaire se produisent beaucoup plus rapidement que prévu.

Les enfants sont les premières victimes de ces mutations inédites. Le taux de prévalence de l’autisme a explosé dans le même temps et semble indiquer que l’environnement est en cause puisque les gènes ne se modifient pas si rapidement.

Le danger des métaux toxiques dits lourds et leur lien avec l’autisme

Depuis plus d’un siècle, grâce à la technologie moderne, l'homme a commencé à chercher des métaux lourds, enfouis profondément à l'intérieur de la terre. Les métaux lourds font partie de ces substances polluantes (on parle de "xéno biotiques") comme les pesticides ou les additifs alimentaires, qui ont envahi notre environnement.

Les métaux toxiques dits lourds sont principalement le mercure, le cadmium, le plomb, l’arsenic, l’aluminium et le cuivre. Les pollutions aux métaux toxiques constituent un des plus gros danger pour la santé humaine et particulièrement pour l’enfant. Comme la radioactivité, on ne les voit pas, on ne les sent pas, on ne détecte leur présence que dans les laboratoires d'analyse. Ils ont envahi la terre, le ciel, la mer. Issus pour la plupart des rejets industriels, ils ne sont pas biodégradables. Présents tout au long de la chaîne alimentaire, ils s'accumulent dangereusement dans les organismes de tous les êtres vivants.

Aujourd'hui, les "métaux toxiques" représentent une sérieuse menace pour l'équilibre de la nature et la survie de nombreuses espèces vivantes. Ils sont souvent des facteurs aggravants de ces nouvelles maladies que l’on surnomme les maladies émergentes comme la fibromyalgie.

Pourquoi les métaux lourds sont-ils si dangereux ?

  • Ils remplacent les minéraux essentiels ou s'y substituent.
  • Ils ont un effet antibiotique, ce qui augmente la résistance des bactéries.
  • Ils changent notre code génétique.
  • Ils produisent des radicaux libres.
  • Ils neutralisent les acides aminés utilisés pour la détoxication.
  • Ils sont responsables d’allergies.
  • Ils endommagent les cellules nerveuses.

La présence de métaux lourds dans nos systèmes est très grave car ces métaux sont capables de générer de graves problèmes de santé en interférant avec le fonctionnement biologique initial.

De manière générale, les métaux lourds perturbent les fonctions métaboliques de base de deux façons :

Ils s'accumulent et perturbent la fonction des organes vitaux et des glandes comme le cœur, le cerveau, les reins, les os, le foie, ainsi que celle du système immunitaire.

En déplaçant les nutriments essentiels tels les minéraux, ils perturbent certaines fonctions biologiques. Les enzymes sont des catalyseurs pour la quasi-totalité des réactions biochimiques dans tous les processus du métabolisme. Si par exemple le plomb ou le cadmium prennent la place du calcium dans une réaction enzymatique, ils ne peuvent remplir le même rôle et par conséquent, leur présence perturbe l'activité enzymatique.

Parce que leur impact se fait à un niveau fondamental, les métaux toxiques peuvent être des facteurs aggravants dans tous les problèmes de santé. Il est impossible à notre époque de ne pas y être exposés mais c’est toujours une question de terrain ; le fœtus et l’enfant sont tout particulièrement sensibles en raison de l’immaturité de leur fonction de détoxication.

L’aluminium, le plomb et surtout le mercure sont les métaux les plus impliqués dans l’autisme :

Aluminium

C’est sa présence dans les vaccins qui pose surtout problème.

Plomb

Le plomb est omniprésent dans la nature. Il provient des cendres, des gaz d'échappement automobile, de la fabrication des piles, des batteries de voiture, de la fumée de cigarettes, de la combustion du charbon. On le trouve également dans les encres de couleur, les cosmétiques, les ustensiles de cuisine, les teintures capillaires, certaines peintures et aussi dans la fabrication du verre ; malheureusement aujourd'hui encore, beaucoup d'immeubles sont toujours équipés de conduites en plomb, même dans les plus beaux quartiers de la capitale.

Ses composés liquides sont extrêmement volatiles et pénètrent facilement dans l’organisme par la voie respiratoire mais aussi par la peau. Très liposolubles, ils passent immédiatement dans le sang et vont, dans un premier temps, se stocker dans le foie. Le plomb peut ensuite se répartir dans tout l’organisme, se stocker de préférence dans le cerveau où il entraînera des processus inflammatoires très graves pouvant aboutir à une encéphalite parfois mortelle.

Le système nerveux des enfants (surtout entre l’âge de un et trois ans) est particulièrement exposé à l’action du plomb, principalement en cas de prise de fluor. Le plomb est, avec le mercure, le métal toxique le plus impliqué dans les troubles envahissants du développement.

Les symptômes de l’intoxication au plomb sont multiples et variés : labilité émotionnelle, irritabilité, manque de concentration et d’attention, comportements rigides, hyperactivité ou apathie, retards de développement, y compris dans le langage, douleurs abdominales, maux de tête, ataxie, somnolence, perturbations de la motricité fine, retard de croissance, comportements répréhensibles et délinquance...

Le saturnisme est devenu un problème de santé publique et la première démarche face à des troubles du comportement devrait être la détection d’une intoxication au plomb. Suite à ces constats, la société tirerait bénéfice à s'interroger sur l'augmentation de la délinquance. La répression, même si elle est nécessaire, conduirait à l'échec si ces causes ne sont pas envisagées…

Mercure

« Autism is not a mystery, autism is mercury »

L'un des problèmes les plus impliqués dans l’autisme aujourd’hui est l’intoxication au mercure. Le mercure est considéré comme l'une des causes majeures de l'autisme car il existe une similitude entre les symptômes de l'autisme et ceux de l'intoxication au mercure.

Cette similitude avait été établie au début des années 2000, comme en témoigne le tableau ci-dessous issu de la publication : « L'autisme : une forme particulière d'intoxication au mercure » :

Sallie Bernard*
Albert Enayati, B.S., Ch.E., M.S.M.E.**
Teresa Binstock
Heidi Roger
Lyn Redwood, R.N., M.S.N., C.R.N.P
Woody McGinnis, M.D.

INTOXICATION AU MERCURE AUTISME

Troubles psychiatriques

Difficultés relationnelles, timidité, retrait Difficultés relationnelles, timidité, retrait
Évitement du regard, hésitations à entrer en relation Manque de contact oculaire, évitement de la conversation
Craintes irrationnelles Craintes irrationnelles
Irritabilité, agressivité, colères Irritabilité, agressivité, colères

Troubles de la parole, du langage et de l'audition

Perte du langage, troubles du développement du langage Retards ou échec de développement du langage
Dysarthrie ; difficultés d'élocution Dysarthrie ; difficultés d'élocution
Troubles de compréhension de la parole Troubles de compréhension de la parole
Problèmes d'expression et de fluidité verbales Écholalie ; erreurs de terminologie et de praxies

Anomalies sensorielles

Sensibilité au bruit Sensibilité au bruit

Troubles moteurs

Mouvements involontaires tels qu’agitation des bras et des chevilles, mouvements myocloniques, mouvements maniérés, déplacements en cercle, balancements Mouvements stéréotypés tels qu’agitation des bras, sauts, déplacements en cercle ou en tournant sur soi-même, balancements, mouvements myocloniques ou maniérés
Anomalies de la coordination oculomotrice ; apraxie des membres ; tremblements Manque de coordination oculomotrice ; apraxie des membres ; troubles du mouvement volontaire
Postures inhabituelles ; marche sur la pointe des pieds Postures inhabituelles ; marche sur la pointe des pieds

Troubles cognitifs

Manque de concentration et d'attention, inhibition des réactions Manque de concentration et d'attention, attention instable
Difficultés pour exécuter des consignes complexes Difficultés pour exécuter des consignes multiples

Comportements inhabituels

Reniflements stéréotypés (chez le rat) Comportements stéréotypés et répétitifs
Tendances au déficit d'attention et à l'hyperactivité Tendances au déficit d'attention et à l'hyperactivité
Agitation, pleurs injustifiés, mimique, regard fixe Agitation, pleurs injustifiés, mimique, regard fixe
Comportements automutilateurs (se cogner la tête contre les murs, par exemple) Comportements automutilateurs (se cogner la tête contre les murs, par exemple)

Troubles visuels

Faible contact oculaire, altération de la fixation visuelle Faible contact oculaire, peu d'attention conjointe

Troubles gastro-intestinaux

Gastroentérites, diarrhées ; douleurs abdominales, constipation, "colites" Diarrhées, constipation, gaz, douleurs abdominales, colites
Lésions de l'iléon et du colon ; augmentation de la perméabilité intestinale Syndrome de perméabilité intestinale
Inhibition de la dipeptidyl peptidase IV, nécessaire au fractionnement de la casomorphine Déficit en enzymes endopeptides nécessaires au fractionnement de la caséine et du gluten

Intoxication au mercure (Hg)

Le mercure (Hg) est considéré comme l'une des substances les plus toxiques au monde. Des cas d'empoisonnement sont évoqués depuis l'époque de l'empire romain. Citons les empoisonnements à grande échelle au cours du 20e siècle : la maladie de "Minamata" (empoisonnement au Japon dû à la consommation de poisson contaminé), empoisonnements en Iraq, au Guatemala et en Russie suite à l'ingestion de graines contaminées, ou encore, durant la première moitié du 20e siècle, l'acrodynie ou "maladie rose", empoisonnement par des poudres destinées à atténuer les douleurs de la percée dentaire chez le jeune enfant.

Le Mercure est un toxique particulier en ce sens qu'on ne le trouve pas dans les liquides biologiques. Une fois qu'il a pénétré l'organisme, au bout de 3 mois, il peut traverser toutes les membranes du corps et se cacher dans les tissus. Toxique pour le système nerveux, il atteint surtout les organismes en développement. Chez la femme enceinte, il peut aisément provoquer d’irréversibles malformations du foetus. Chez l’adulte, si le mercure est connu pour être un neurotoxique puissant, il peut également provoquer des perturbations rénales ou des problèmes de fertilité.

Le mercure est le seul métal qui reste liquide à la température de la pièce. Le fait qu'il soit liquide augmente sa capacité à s'évaporer. En effet, après une semaine, une masse de mercure disparaît, elle s'évapore partout dans l'environnement... sans odeur, ni couleur…

Très volatile, ce composé se retrouve partout. En dépit de son impact sur la santé, les émissions de mercure dans l’air ont considérablement augmenté au cours du siècle dernier. C’est une conséquence directe de l’activité humaine : la combustion du charbon, les activités minières ou l’industrie métallurgique en émettent allégrement. Le mercure est un métal lourd qui, oxydé en haute atmosphère, revient à la terre. À tel point qu’au cours du siècle dernier, dans les océans, le taux de mercure a plus que doublé.

Ce fléau peut engendrer des maladies métaboliques dégénératives dont l'autisme, l'hyperactivité et l'épilepsie. L'évidence de la pathogénie liée à ce problème de toxicité vient du fait qu'il a été utilisé abondamment ces dernières années comme conservateur dans divers produits industriels, ménagers, cosmétiques, pharmaceutiques, vaccinaux, batteries alcalines, sans oublier la dentisterie.

Le mercure est toxique pour le développement ; des limites ont été recommandées, d’où l’interdiction des thermomètres au mercure et de certains produits contenant du mercure, comme le mercurochrome.

C'est un polluant pouvant, même à très faible dose, et notamment en cas d'exposition prénatale (in utero) ou via l'allaitement, freiner et limiter le développement du cerveau du fœtus et du jeune enfant. Or, c'est la forme la plus courante de mercure organique dans l'environnement et dans l'alimentation.

Les thons, les espadons et les fruits de mer sont largement contaminés et affectent l'Homme. La consommation de ces poissons est, bien entendu, fortement déconseillée chez la femme enceinte. Le riz peut être également une source importante de méthylmercure dans les zones de production fortement contaminées.

Il y a malgré tout une bonne nouvelle : le processus de contamination est réversible. En réduisant les émissions de mercure, les animaux marins seront moins contaminés.

Toxicité du mercure

Mercure et système nerveux central (SNC)

Le mercure a des effets très dangereux pour nos neurones. Les organites cellulaires, élément différencié contenu dans les cellules et qui ont des fonctions bien précises (ribosomes, mitochondries, corps de Golgi) fabriquent ou assemblent en permanence des substances essentielles (principalement des protéines), et leur acheminement d’un organite à l’autre à l’intérieur de la cellule est assuré par un réseau de tubulines. Le mercure paralyse l’enzyme nécessaire à la fabrication de la tubuline qui devient alors moins efficace dans sa fonction d’épuration et de nutrition. Les cellules nerveuses contaminées deviennent toxiques et survivent, si elles le peuvent, dans un état de malnutrition chronique. On constate cette même destruction dans la maladie d’Alzheimer. Dans l’autisme et certains types d’hyperactivité, elles ne se développent même pas… (Travaux de Boyd Haley, physiologue, spécialiste mondial du mercure).

Le problème des amalgames dentaires

La majorité de la population est en contact avec le mercure en raison de sa présence dans les amalgames dans les plombages de nos dents. Un amalgame dentaire n’est pas un composé pur. Les amalgames sont constitués de 50 % de mercure qui n’est pas, contrairement à ce que pensent la plupart des dentistes, enfermé dans les obturations. Le mercure s’échappe plutôt, durant toute la vie, sous forme de vapeur, d’ions et de particules abrasées par la mastication, le brossage et l’ingestion de liquides chauds qui favorisent leur relâchement. Le taux d’absorption de mercure inhalé est extrêmement élevé, avec approximativement 80 % de la dose inhalée qui atteint les tissus du cerveau par la circulation sanguine. Les amalgames sont également constitués de 35 % d’argent, 9 % d’étain, 6 % de cuivre et des traces de zinc.

Les scientifiques ont démontré que le mercure se disperse dans les tissus humains, s’accumule avec le temps et présente un danger potentiel pour la santé. Ce fait est tellement évident qu’en 1994, les services de santé publique des Etats-Unis ont déclaré que les risques de l’exposition au mercure des amalgames dentaires étaient plus importants que le niveau minimal standard établi pour la population en général.

Les professionnels qui prétendent que la quantité de mercure à laquelle les patients sont exposés est trop infime pour être dangereux, sont en contradiction avec la littérature scientifique, et sont par conséquent totalement indéfendables. Les dentistes ne reçoivent pas de formation qui leur permettrait de mesurer les symptômes dus à la toxicité du mercure. Le fait que l’utilisation du mercure, pour les amalgames dentaires, soit interdite dans la plupart des pays européens, montre bien la toxicité de ce matériau. Bernard Kouchner avait obtenu en 2002, alors qu’il était Ministre de la Santé, que ces amalgames ne soient plus manipulés chez les femmes enceintes.

Aujourd’hui, les autorités ne sont plus opposées à leur suppression. À quand l’interdiction totale dans notre pays ?

Vaccins et thimérosal

Quelques vaccins contiennent un agent de conservation appelé thimérosal. Dans le corps, le thimérosal se transforme en éthylmercure, un dérivé organique du mercure. L’éthylmercure est considéré comme non toxique. Néanmoins, les enfants vaccinés et présentant des profils d’autisme à divers degrés semblent (d'après une étude ?) présenter de grande concentration de mercures au niveau sanguin et cellulaire. L’innocuité du thimérosal n’est pas claire.

L’Académie des pédiatres américains a recommandé en juillet 1999 que le mercure soit retiré des vaccins administrés aux Etats-Unis, ce qui démontre bien la reconnaissance, par le gouvernement américain, du mercure comme agent toxique.

En France, par précaution, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a demandé depuis 2000 le retrait du thimerosal de tous les vaccins. Aujourd’hui, on ne trouve plus de thimérosal dans les vaccins distribués en France. La diminution de la courbe de croissance de l’autisme observée au début de ce retrait n’a été que provisoire, car, malgré ce retrait, les chiffres sont repartis à la hausse depuis 2008 et ne font qu’exploser depuis, en raison d'autres causes que nous développerons plus loin.

Mercure et synthèse de l’hème

En plus de son rôle toxique pour le système nerveux central, le mercure et le plomb bloquent la fabrication des porphyrines (éléments de la synthèse de l’hème, un des constituants principaux de l’hémoglobine) : les globules rouges qui contiennent moins de porphyrines voient diminuer leur capacité de transporter l’oxygène et donc diminue la production d’énergie.

Mercure et intolérance au gluten

Le mercure induit un déficit de réactions enzymatiques dans nos cellules, et est donc impliqué dans de nombreux et divers troubles dont l'intolérance au gluten et à la caséine : au contact du mercure, ces substances vont générer des molécules opioïdes pouvant interférer avec le système nerveux central. Le mercure augmente la perméabilité intestinale et inhiberait l’enzyme appelée Dipeptidyl peptidase-IV qui serait responsable de l'augmentation de la peptidurie dans les urines).