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HENRI 9 ans, autisme
Un développement normal jusqu'à 18 mois,
Intolérance au lait et au gluten ↓ Mise au régime sans lait ni gluten
Stimulation et traitements biologiques sont d'autant plus efficaces que mis en place précocement. L'histoire d'Henri montre bien qu'il n'est pourtant jamais trop tard. S'il ne parle toujours pas spontanément, au bout de six mois de traitement il répète quelques mots, est attentif, questionne du regard. *** Petit, Henri n'a pas manqué d'être stimulé. À la crèche jusqu'à deux ans et demi, il marche à 13 mois et se développe normalement jusqu'à ses 18 mois. Pourtant à 18 mois, les quelques mots qu'il prononçait disparaissent. Il saute sur place en criant, bat des bras, mord des objets. Entre 18 mois et 2 ans, le regard se fait fuyant, l'attention conjointe disparaît. Henri semble devenir sourd, s'isole, rit et crie sans raison. La crèche donne l'alerte à 2 ans et demi, prévient sa maman qu'il ne pourra pas aller à l'école. Henri est dirigé par le médecin traitant vers le milieu hospitalier qui pratiquera un PEP-R à 3 ans. Diagnostic : trouble autistique. L'année suivante, il fait toutefois sa rentrée à l'école maternelle le matin avec une AVS. L'après-midi, il fréquente de 4 à 7 ans l'hôpital de jour où il suit des séances de psychomotricité individuelles avant de se joindre à un groupe d'enfants. A 7 ans, c'est le début de la CLISS, trois matinées par semaine. Sa maman met fin aux séances en hôpital de jour : il sera stimulé à domicile avec une éducatrice dans le cadre d'une thérapie par le jeu. Il a huit ans et demi lorsque sa mère se tourne vers les approches biologiques. Un bilan met en évidence une intolérance au gluten, des carences en vitamines, minéraux et acides gras, un profil d'intoxication mercurielle. A l'époque, Henri se nourrit de pommes, fruit réputé pour sa forte teneur en phénols, et souffre de flatulences. Depuis la mise en place de son régime et de son traitement, il s'est mis à dessiner de manière expressive, et à la demande, apprend à écrire. Quasiment mutique avant l'été, aujourd'hui il répète les mots qu'on lui enseigne, mime ce qu'il veut, produit des sons évocateurs, questionne du regard, est attentif aux explications, montre. Sur le plan du comportement, il est plus souple, accepte mieux le contact physique, est plus conscient de son environnement, accepte de donner la main en ville, vient lorsqu'on l'appelle, comprend mieux les instructions, fait de petites tâches à la demande, s'amuse à embrasser sa mère, pour rire... Et met en scène ses demandes : va chercher un catalogue de jouets et des clés pour demander à sa mère d'aller au magasin de jouets, montre des billets de train en faisant "tchoutchou" pour manifester son envie de prendre le train, demande à jouer au docteur, fait semblant d'être malade en toussant, rectifie si son partenaire se trompe d'accessoire.... En somme, même si le langage spontané lui fait encore défaut, Henri est maintenant bel et bien présent. Seulement six mois de traitement et d'autres pistes à poursuivre : une chélation pas terminée, et aussi cet hémisphère gauche, mal oxygéné... Dans quelque mois Hugo suivra des séances d'oxygénation hyperbarique à l'étranger qui l'aideront peut-être à franchir de nouvelles étapes. |
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