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EMILIO 6 ans, autisme Kinésithérapie à 6 mois,
Nourrisson ne supporte pas le contact physique ↓ Régime sans lait, gluten, soja ni maïs
Emilio a aujourd'hui six ans. Scolarisé à temps partiel avec une AVS privée dans une école privée, il fréquente par ailleurs une petite structure créée par un groupe de parents. À tout juste neuf mois, il fréquentait déjà un CMPP. Mais ce n'est qu'à deux ans et demi qu'il cesse, en l'espace de quatre jours, de se frapper la tête contre le sol et de se mordre les mains : sa mère vient de le mettre au régime sans lait. A cinq ans Emilio commence à bénéficier d'un vrai régime sans gluten et d'un traitement biomédical ; les diarrhées cessent enfin, il prononce ses premiers mots.
*** Bébé, Emilio dort mal, rejette tout contact physique. Ses biberons, que d'ailleurs il vomit, ce n'est que du fond de son baby-relax qu'il accepte de les prendre. Autant de signes qui alertent sa mère d'autant plus tôt qu'il est le dernier d'une grande fratrie. Commencent alors au CMPP des séances de psychomotricité sans qu'aucun diagnostic ne soit avancé. Emilio grandit en développant au fil des ans des troubles du comportement : cris, stéréotypies, il se frappe la tête contre le sol, se mord les mains. Le babillage ne se met toujours pas en place Il a 2 ans ½ lorsque sa mère se fait conseiller par une pharmacie de consulter un médecin pratiquant les approches biologiques de l'autisme. Dès la mise au régime sans lait, Emilio cesse en quatre jours de se frapper la tête à longueur de journées contre le sol. Tenus dans l'ignorance de cette mise au régime, les professionnels du CMPP notent toutefois l'évolution positive de son comportement. Dans la foulée, la maman fait réaliser un bilan complet : peptidurie (recherche dans les urines des protéines du lait et du gluten non fractionnées en acides aminées), impact toxique (porphyrines urinaires), vitamines, minéraux et acides gras érythrocytaires, flore intestinale, stress oxydant… Maïs et soja sont ensuite retirés sans changement majeur. Au cours des mois suivants, la maman entreprend de mettre en place un régime sans gluten qu'elle croit à l'époque strict. Les diarrhées chroniques se poursuivent. A 3 ans elle exige d'en savoir plus : c'est un diagnostic d'autisme qui est alors posé par le CMPP. Face au refus de scolarisation de l'Education Nationale, Emilio est gardé à la maison par sa mère et fréquente une orthophoniste et une psychomotricienne, non formées à l’autisme. A 4 ans il a progressé grâce à son régime, même partiel, ainsi que l'apport de la nutrithérapie qui lui a permis de combler ses nombreuses carences. Il entre à temps partiel en petite section de maternelle, avec une AVS privée dans une école privée. A 5 ans 1/2 un PECS est en place (sa maman et son AVS suivent toutes deux une formation), le régime sans lait ni gluten est maintenant strict, le traitement nutrithérapeutique de fond se poursuit, les injections de méthyle-cobalamine B12 ont commencé à raison d'une injection tous les trois jours. Emilio prononce ses premiers mots et les diarrhées cessent lorsque sa maman cesse de lui donner le pain d’épices qu’elle croyait sans gluten et qui en contenait en fait. Un an plus tard Emilio répond facilement par oui ou par non aux questions fermées, exprime par petites phrases ses besoins, prononce et comprend bien. Son comportement s'est globalement amélioré : il ne réagit plus par les cris à la frustration, n'exerce plus de violence envers lui-même, aborde sans appréhension les magasins, la foule, le métro, qui le faisaient hurler un an plus tôt. Il n'est plus hypersensible au bruit. Beaucoup plus sociable, il joue au ballon dans la cour de l'école avec ses compagnons de grande section de maternelle. Depuis un an, il refuse de moins en moins de travailler et son temps de concentration est passé de 10 à 45 minutes. Outre l'école à temps partiel, il bénéficie d'une éducation ABA. Une charge financière supplémentaire pour la famille qui vient s'ajouter à celle de la rémunération de l'AVS privée, formée à l'autisme, et d'un traitement biomédical très peu pris en charge par l'assurance maladie. Un budget trop lourd à l'échelle d'une famille… et pourtant tellement en-deçà de celui qu'aurait représenté la fréquentation durable d'une structure spécialisée, voie la plus plausible pour un enfant suivi en CMPP dès l'âge de 6 mois, qui se frappe la tête contre le sol à deux ans, considéré non scolarisable à trois ans. |
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