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ALINE, EMILIE et ANTONIN 6 ans, 4 ans et 16 mois ... trois enfants-tyrans surprotégés par une maman perfectionniste... ou tout simplement une fratrie au développement diversement atypique ? Crises de pleurs
durant des heures
↓ Régime sans lait ni
gluten Aline, Emilie et Antonin… trois enfants dont la maman s'est laissé entendre ici et là qu'elle les surprotégeait. De là à envisager qu'elle puisse être à l'origine des angoisses et de la fatigue de l'aînée, de l'agitation et de la fragilité de sa cadette, ou des gaz du petit dernier, le pas pourrait être vite franchi. Mais quid des intolérances alimentaires, de la réaction au DT Polio, du stress oxydant, du mercure, du plomb ? *** Aline La maman d'Aline imaginait autrement sa première grossesse : un bébé nerveux aux mouvements brusques, qui s'agite par soubresauts, réagit aux bruits. Il faut dire que la grossesse se déroule dans un climat de harcèlement sur le lieu de travail. A la naissance, Aline peine pour
téter le sein qui néanmoins
la réconforte, mais hurle en revanche après les
biberons de lait maternisé.
Elle pleure beaucoup la nuit et passe le jour beaucoup de temps,
sereine, dans
les bras de sa mère. Le sourire réflexe
apparaît en temps voulu et elle se
développe normalement : elle marche à 13
mois, parle parfaitement à deux
ans, mais semble triste, pleure beaucoup, ne peut être
posée sans hurler
d’angoisse, ne peut être gardée par
quelqu’un qu’elle connaît peu. A 18 mois commence naturellement le sevrage car la maman est à nouveau enceinte. Sentant que sa fille supporte mal le lait de vache, elle lui en donne peu mais Aline consomme en revanche beaucoup de gluten. Dès cette époque elle se plaint du ventre, multiplie érythèmes fessiers, muguets, gaz, candidoses. C'est à deux ans que ses parents prennent pleinement conscience de ses difficultés lorsque, après la naissance de sa petite sœur, débutent des délires obsessionnels, des angoisses liées aux bruits. La maman est critiquée par l'entourage - "Tu l'as trop maternée, tu en fais une enfant-tyran". Le père essaie ponctuellement de prendre les choses en mains et d'être strict, ce qui a un impact désastreux sur le comportement de l'enfant, plus angoissée que jamais. Aline parlant normalement pour son âge et pouvant passer des heures à hurler "Aïe, aïe, aie" sans raison apparente, ses parents sont soupçonnés de maltraitance par les voisins. La maman rencontre un jour la mère d'un enfant Asperger de 11 ans qui, voyant le comportement d'Aline, lui parle de son fils. Le médecin de famille, consulté dans la foulée, balaie du revers de la main les interrogations de la maman, conteste ses observations sur les changements de comportement selon que l'enfant est allaitée ou qu'elle consomme du lait de vache. Commencent alors des recherches sur l'internet qui débouchent sur la découverte du site de l'Autism Research Institute. Un pédopsychiatre confirme un probable trouble autistique et suggère une recherche génétique. Convaincue par ses lectures, la maman entame un régime sans gluten et entend parler de l'association Ariane. Elle met également en place un régime sans lait, ce d'autant plus que la cadette régurgite le lait maternel dès que la maman consomme du lait de vache. Le père, tout d'abord sceptique, constate les effets des écarts de régime et commence à s'intéresser au site de l'Autism Research Institute puis de l'association Ariane, et la décision est prise de réaliser un bilan biologique. Celui-ci mettra en évidence :
Autant d'éléments qui entraîneront le renforcement du régime et la mise en place d'un traitement à base de nutrithérapie, d'injections de MB12 et de chélateurs - DMPS transdermal et suppositoires d'ETDA. Aline entre 6 mois plus tard en moyenne section de maternelle. Sans demande d'AVS car aux vues de ses progrès ses parents la croient capable d'évoluer. Elle évolue en effet au fil des mois : plus sereine et plus souriante, elle pleure moins souvent et les angoisses s'estompent. Si elle continue parfois à s'obstiner pour des idées erronées, elle est épanouie à l'école, très intégrée aux rituels scolaires à défaut du groupe, et ne pose aucun problème. Elle recherche la compagnie des plus jeunes qu'elle dirige, a plus d'énergie, court facilement sans se fatiguer comme par le passé. Emilie Emilie se développe normalement jusqu'à ses 18 mois. Allaitée jusqu'à 2 ans ½, elle régurgite toutefois le lait maternel dès que sa mère consomme du lait et est donc d'emblée au régime sans lait ni gluten comme sa sœur. Elle a mal supporté le vaccin DT Polio reçu à 18 mois : maux de ventre, irritabilité, érythème fessier, grosse fatigue se mettent en place immédiatement après la vaccination. C'est à l'occasion du rappel, un mois plus tard, que sa mère fait le lien car les symptômes s'aggravent. Le temps passe et Emilie semble se développer normalement, pourtant elle pleure beaucoup, tombe souvent malade. Fragile, elle accumule rhumes et fatigue et son état se dégrade au fil des mois. Un premier bilan biologique partiel est réalisé avant l'entrée à l'école. Il met en évidence :
Scolarisée à 3 ans, elle est un peu hyperactive ici et là, a tendance à pleurnicher, parle "bébé" pour se "faire remarquer" alors qu'elle sait parfaitement parler, et fait preuve d'une sensiblerie exacerbée. Un deuxième bilan, réalisé peu après, révèle :
Autant de paramètres pour lesquels est mis en place un traitement. Avec seulement deux mois de traitement, les parents manquent encore de recul. Faute pour l'instant de changements nets de comportement, ils notent une amélioration générale du tonus et de la résistance physique : Emilie se plaint moins de douleurs aux jambes, marche plus longtemps, court occasionnellement ce qu'elle ne faisait jamais auparavant. Elle semble globalement plus paisible, sereine et en meilleure santé. Et la courbe de poids, qui s'était infléchie après le vaccin DT Polio, se rétablit depuis la mise en place de la nutrithérapie. Antonin Antonin marche depuis 2 mois. Bébé joyeux dont le regard s'évade toutefois ici et là, il se développe normalement. Couvert d'eczéma à la naissance, il présentait de grosses difficultés respiratoires et un reflux gastrique, ainsi que des douleurs abdominales qui l’empêchaient de dormir paisiblement la nuit. Un régime d’éviction des allergènes par la maman qui l’allaite a permis une amélioration notable de son état général, et il continue d'être largement allaité car il a du mal à digérer les aliments solides. Erythèmes fessiers, muguet buccal, poussées d’eczéma, gaz ici et là... parents et médecin sont attentifs à son développement à la lumière de celui de ses sœurs. |
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